Les origines du Musée du Sourire

fragonard musee sourireLe Musée du sourire est né en 1996. Je dirigeais alors une revue littéraire et artistique, Cargo, dont l’un des numéros traitait de la guerre. Images d’écorchés, paysages désolés, approches vertigineuses du vide… J’ai ressenti le besoin de porter mon regard sur des œuvres véhiculant l’enthousiasme, la vie, la gaité. Un objectif devenu une obsession : faire aimer l'art d'une façon ludique au plus grand nombre. J’ai donc eu l’idée de créer cette collection virtuelle du Musée du Sourire composée d’une trentaine d’artistes contemporains.

C’est avant tout un parti-pris, celui de la spontanéité et de l'émotion dans la réception de l’œuvre et de l’échange complice avec le public. L’art n’est pas difficile d’accès pour qui sait l’expliquer et l’accueillir. La lecture de "La Sculpture de soi" du philosophe Michel Onfray, édité en 1996, m’a confortée dans cette voie du plaisir et du partage. Le Musée du Sourire est un antidote contre la morosité. C'est avant tout une proposition décalée de l’art actuel.

Les œuvres qui constituent actuellement la Collection du Musée du Sourire sont des acquisitions faites auprès d’artistes ou bien des achats en galerie. Talents confirmés ou jeunes artistes, ils ont en commun d’avoir interrogé la représentation du sourire dans leur travail artistique. L’ensemble est un corpus raisonné constitué d’œuvres hétéroclites (peintures, sculptures, dessins, photographies, installations). Aujourd’hui, il existe plus d’une façon d’être collectionneur ou mécène. Je suis tout autant investie lorsque j’achète une œuvre, que lorsque je participe à l’édition d'un livre d'artiste ou que je rédige un texte en tant que critique d'art.

Alexia Guggémos