guimard be cartoon fragonard

Du 20 au 26 mars 2017, le Musée du sourire participe à la 3e édition de la Museum Week sur Twitter. En 2016, un quizz avait été organisé avec des indices pour trouver un personnage mystère révélé le dernier jour de la semaine. Il s'agissait de la Contesse de Greffulhe. En 2017, une suprise vous attend autour de l'oeuvre de Jean-Honoré Fragonard. Un artiste contemporain à la manoeuvre... Christophe Weber, avec Be Cartoon ! Suivez le Musée du sourire sur Twitter afin d'être alerté du début de l'opération !

Andres Serrano

Une oeuvre engagée contre la barbarie et l'intolérance. Révéler par l'image les processus humains qui fondent une réalité dont la valeur sociale justifie la critique, tel est le projet artistique du photographe américain Andres Serrano. Des portraits dans la tradition de la photographie humaniste qui prennent une force supplémentaire, celle de la simplicité et de la grandeur d'âme. Le sourire de La Diseuse de bonne aventure, Juana Rios Rios, dite "Juana de Cubana" (2012) illustre cet appétence pour la beauté d'un visage, la vérité d'une expression. "J'ai fait de Cuba mon studio", explique l'artiste. Un bel hommage à ses racines et à sa mère cubaine. Acquise auprès de la galerie Nathalie Obadia, la photographie fait partie de la Collection du Musée du sourire depuis 2016.
 

Monsieur Chat

Monsieur Chat est une création graphique de l'artiste franco-suisse Thoma Vuille, apparu en 1997 à Orléans. Il ravit les Parisiens dans le métro, sur les murs lacérés dans la rue... Son chat orangé arbore un sourire enjoué, aussi malicieux que le personnage du roman de Lewis Carroll, Le Chat du Cheshire, dans Alice aux Pays des Merveilles. Un sourire qui ne défaillit jamais malgré ses déboires parfois avec la justice. Dans sa version carton, il a intégré la Collection du Musée du sourire à l'occasion de la FIAC off 2016.
 

Sabine Weiss

"Saisir l’instant, exprimer l’émotion, attraper le geste ou l’ambiance de la chose vue... ", tel a été le chemin de Sabine Weiss (née en 1924), dernière représentante de la photographie humaniste incarnée par Robert Doisneau. Elle a photographié avec bonheur les amoureux, les pauvres mais aussi les enfants, dans le Paris des années 1950… et dans le monde entier. Icone du XXe siècle, le portrait de La petite Egyptienne réalisé en 1983 lors d'un voyage au Caire avec Hugh Weiss a rejoint la Collection du Musée du sourire. "Cette petite vendait des poupées de chiffon. Elle est la joie de vivre", se souvient Sabine Weiss.
 

Thomas Wattebled

Il a fait de l'art, sa discipline, et du sport, son domaine de contre-performance. Avec ironie, Thomas Wattebled (né en 1990) délivre ses télescopages visuels en champion du dessalage en art et autres échouages du langage. "Il faut jouer pour devenir sérieux", disait Aristote. A travers "Ball-Trap en famille" (2013), Thomas Wattebled place les visages souriants de la famille royale d'Angleterre dans des assiettes de ball-trap, fragiles et pop à la fois. Un shooting qui devait trouver tout naturellement sa place au sein du Musée du sourire.
 

Tiziana et Gianni Baldizzone

Il faut de l'altruisme et beaucoup de générosité d'âme pour parvenir à saisir l'instant où le sujet bascule, où la sensibilité s'exprime. C'est la raison pour laquelle les photographes italiens Tiziana et Gianni Baldizzone nous touchent tant. Des images belles, nourries par l'universel. A l'ère des selfies et du nomadisme, au-delà des individualités, Tiziana et Gianni Baldizzone visent l'authenticité. Pas d'effets picturaux ni de collages sophistiqués. "Seulement la lumière naturelle. Nous nous sommes mis au rythme des artisans. On n'a pas cherché le geste mais uniquement à entrer dans le vif de la relation humaine". Un regard direct posé sur l'humain avec sagesse et humilité. De la poésie à l'état brut, comme dans ce masque du théâtre Nô entre les mains de l'artisan japonais où le sourire se grave dans l'air blanc.
 

Yacine Aït Kaci

Héros transmédia d'un genre nouveau, Elyx est un petit personnage tracé au fil et inventé par l'artiste Yacine Ait Kaci en 2011. Un travail hybride mêlant photographie et dessin croqué sur le vif. Il y a du Keith Haring - avec son célèbre bébé rayonnant- dans ce petit bonhomme au trait stylisé et à la forme dynamique très expressive. L'artiste dessine son personnage sur un carnet de croquis, le faisant réagir à son environnement. Pour le Muse du sourire, Elyx a visité la Biennale de Venise, tout sourire.
 

Nøne Futbol Club

Nøne Futbol Club est un duo d’artistes fondé en 2009 à Paris. Ils se sont fait connaître avec Work n°078 : Ram-raid, une performance filmée par des caméras de vidéosurveillance : à bord d’une voiture, ils défoncent la porte de leur atelier aux Beaux‑Arts de Paris. Depuis, ces anciens étudiants en graphisme associent l’objet, le mot et la réflexion sur la valeur de l’art pour dénoncer radicalement, avec humour, les enjeux sociopolitiques de ce champ. En 2014, ils réalise une série de dessins montrant des people tirés aux quatre épingles. Un regard ironique sur la chirurgie esthétique. Work n°77-mobile est une pièce unique dans la collection du musée.
 

Sébastien Gouju

Ce n'est pas un tableau d'entomologiste, ou plus précisément de leptidoptériste. En s'approchant, on découvre de délicats copeaux vernissés de crayons de couleur montrant une galerie de sourires. Une référence à un geste qui appartient à l'enfance. L'oeuvre subtile, délicatement colorée et fragile, est signée de Sébastien Goujou (né en 1978), diplômé de l'Ecole des Beaux-Arts de Nancy. Une pièce unique acquise en 2008 auprès de Benoît Porcher, galerie Semiose.
 

Invader

Grâce à Invader, le sourire se propage partout dans le monde à travers ses mosaïques que le street artist installe dans la rue dans les coins les plus improbables et difficiles d'accès, et en toute illégalité. Son portrait souriant du Dalaï-Lama, composé de 400 Rubik’s Cubes made in China (format 111cm x 111cm), résonne comme une icône. Un travail inauguré en 2005 avec la série des « good men » et des « bad men » comme le méchant JR dans la série américaine Dallas. Des icônes universelles inscrites dans l’inconscient collectif détournées par l'artiste français.
 

Mireille Loup

Photographe et vidéaste, Mireille Loup loge le sourire là où on ne l'attend pas ! A l'Ecole de la Photographie d'Arles en France, en 1984, Mireille Loup avait exploré le contre-sérieux. On la retrouve à travers une série d'auto-filmages intitulés « Henri ». L'artiste se filme dans le rôle de plusieurs personnages truculents. Une parodie du kitsch et une critique acerbe de la société. Née à Lausanne en 1969, elle réjouit le monde de son regard acide et tendre.
 

Sylvie Hazebroucq

Une « infirmerie à émotions » de Sylvie Hazebroucq se trouve nichée dans le placard à pansements du Musée du sourire. L’artiste a imaginé une valisette comprenant tout le nécessaire pour maîtriser une émotion, la transformer en créations pour l’exprimer sans la laisser déborder. Un équipement ludique à déployer en cas d’urgence ou pas. Parmi ses guides pratiques, "Le Grand Baz'Art de Sylvette", éditions Actes Sud Junior. De belles idées comme par exemple réaliser un totem de l'impatience à partir d'une gomme blanche sur le modèle des poupées Kachina.
 

François Fontaine

Photographe globe-trotter, François Fontaine a rapporté de ses voyages en Asie du Sud Est et de la cité d'Angkor au Cambodge au début des années 2000, une série de sourires comme figés dans la jungle pour l'éternité. « Le bouddha d’Angkor » est l'une des plus belles images de ces sculptures abandonnées à la nature. Son talent : capter la fragilité de l'humain, qu'il soit vivant ou sculpté dans la pierre. François Fontaine a expos « Rêves de statues » et « Les christs de Salvador » en 2009 à la Maison Européenne de la Photographie à Paris. Né en 968, le photographe continue à se laisse guider par ses intuitions et ses émotions, à la manière d’un écrivain ou d’un cinéaste.
 

Claude Closky

La matière première de Claude Closky, ce sont les mots, les signes, les nombres qu’il ordonne et réorganise jusqu’à semer le trouble. Des jeux de pistes altérant les automatismes de nos systèmes de représentation, et un goût de l'accumulation et des classements rationalisés comme à travers ses « 1000 premiers nombres classés par ordre alphabétique ». Le sourire de l'absurde, le sourire d’un « Hihihi » graphique sur une feuille quadrillée a intégréle musée. Claude Closky a joué sur le décalage des petits carreaux. Son rire dessiné est une exception dans le musée, comme tout ce qu'il fait.
 

Joël Ducorroy

Peintre sans pinceau, Joël Ducorroy se définit lui-même comme un artiste « plaquetitien ». Dans un souci constant d'accessibilité, Joël Ducorroy (né en 1955) s'impose comme un humoriste néo-conceptuel qui joue avec le verbe. Son intérêt pour les plaques numérologiques est né de sa fascination pour les hiéroglyphes du Louvre. Il signe ici une nature morte, une photographie en noir et blanc, montrant la statuette d'une déesse, un livre de chevet (« L'Amateur de peinture »), et une plaque numérologique où sont gravés les mots "visage souriant". Sans aucun doute, le sourire le plus abstrait de la collection du Musée du sourire. En 2007, Joël Ducorroy a décoré le "mur des urgences" de l'hôpital Necker à Paris. Une composition constituée de plaques d'immatriculation de différentes couleurs et de mots clés significatifs comme notamment le mot "sourire" écrit en lettres blanches sur fond rouge.
 

Catherine Ikam

Catherine Ikam et Louis Fléri créent des environnements virtuels interactifs depuis 1990. Ensemble, ils ont conçu « L'Autre », une cire anatomique réinterprétée par un système de saisie laser, présenté en 1992 à la Fondation Cartier à Paris. « L'Autre » est un visage souriant. Plus on s'approche de la source, plus le simulacre numérique vous sourit. Oscar, présenté en 2007 à la Maison Européenne de la Photographie, sourit de toutes ses dents de leurre apprivoisé. Son portrait figure dans la Colelction du Musée du sourire. Les "Portraits particules" montrés en 2016 à Enghien-le-Bains continuent de surprendre. Et d'autres sourires à venir.
 

Agnès Winter

300 sourires projetés sur la façade du Rockfeller Center à New-York, c'est l'exploit de la photographe Agnès Winter en 2008. Agnès Winter a créé l'événement à New-York, en projetant sur la face nord du 30 Rockefeller Center, sur la Ve Avenue, les visages souriants des New-Yorkais. "Monument au sourire" est l'intervention la plus spectaculaire jamais accomplie sur le sujet", explique l'artiste à juste titre. Une façon de conjurer l'attentat du 11-Septembre en redonnant le sourire à New-York ! Agnès Winter a célébré les 60 ans de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (2009) en projetant une centaine de sourires de Parisiens sur la façade du Palais de Chaillot à Paris.
 

Christophe Weber

Le sourire de Julia est une création de Christophe Weber, artiste multimédia français. Rencontré en 2007, à l'occasion du Festival du sourire, Christophe Weber a réalisé un miroir à sourire tel un miroir de maquillage. Programmeur, photographe, il a su créer une machine à produire du sourire en aléatoire, une installation appelée "Lips me". Le rouge sur les visages photographiés est produit par du code. Ces sourires informatiques sont particulièrement originale. Le Musée du sourire a acquis la planche de sourires de Julia auprès de l'artiste lui-même.