COUV HISTOIRE DE LART NULLISSIMES

SIGNATURE
Jeudi 14 décembre 18h-20h30
Librairie du Palais de Tokyo
J’ai la joie de vous inviter à la signature de mon livre « L’Histoire de l’art pour les nullissimes ». Une occasion de célébrer l’art dans la bonne humeur et le sourire, venez nombreux !
Palais de Tokyo, 13 Avenue du Président Wilson, 75116 Paris

 
 
 
 
 
 
 
William Blake !
There is a Smile of Love
And there is a Smile of Deceit
And there is a Smile of Smiles
In which these two Smiles meet
 
Timide, narquois, carnassier, glamour, conquérant… 19 sourires ont été recensés pour le magazine Psychologies. Desquels usez-vous ? Lever de voile sur la plus subtile des expressions humaines.
 
Sur une photo d'identité, on peut sourire avec une bouche fermée, tout en gardant une expression neutre, comme la Joconde... La loi stipule seulement que « le sujet » doit « fixer l’objectif », « adopter une expression neutre » et « avoir la bouche fermée ».
 
Certains sourires n’expriment ni la satisfaction, ni le plaisir. C’est le cas du sourire « amer », provoqué par des goûts ou des pensées désagréables. Il met en jeu les mêmes muscles que le sourire de plaisir à l’exception des zygomatiques. On parle également du sourire « de mépris » qui exprime un sentiment de supériorité et s’accompagne d’un mouvement volontaire de haussement du nez ou du sourire « de défi » où les canines sont mises en évidence.
 
Certains distinguent le sourire « physique » du sourire « moral ». Le sourire physique serait une réaction mécanique due, par exemple, à une excitation légère du goût, de l’odorat ou de la vue. Le sourire moral, plus complexe, se diviserait en deux catégories : le sourire contrôlé « sans plaisir », motivé par les actes de la vie sociale où nous voulons être polis. Le sourire « avec plaisir » ou « vrai », qui accompagne les sentiments positifs. On parle aussi du sourire « commentaire » par lequel nous exprimons notre prise de distance avec le monde qui nous entoure : on peut ainsi, par un sourire, se sortir d’un embarras, sauver la face, montrer sa désapprobation par rapport à une situation, etc
 

Le sourire est-il universel ?

Le sourire appartiendrait aux « universaux humains » ayant résisté aux influences culturelles, comme le rire ou les cris de douleur. On le considère comme inné et génétiquement déterminé puisqu’il apparaît chez des enfants sourds et aveugles de naissance.
 
C’est un acte inné comme la succion. Dans les premières semaines de la vie, le sourire est un signe d’attachement : s’il n’y a pas de réponse aux sourires du nourrisson, leur fréquence diminue jusqu’à devenir nulle. On distingue : -le sourire « réflexe » : dès la naissance, ces mouvements buccaux liés au sommeil font penser à des sourires. Et, le sourire « social non sélectif », vers le 14e jour, déclenché par une personne chez un nourrisson éveillé.
 
Le sourire intervient dans un contexte de rencontre sociale entre deux individus : c’est la lente transformation d’une mimique de soumission craintive -dite « bouche ouverte, dents découvertes »- en expression de non hostilité. Le rire intervient dans un contexte de jeux : c’est la transformation de la mimique faussement agressive - dite « visage détendu, bouche ouverte » - en expression d’amusement. Avec le rire, la respiration devient saccadée, on émet des sons bruyants et des larmes font éventuellement leur apparition. A l’inverse du sourire, la motricité du rire n’est plus volontaire.
 

Comment sourit-on ?

En remontant la bouche, les yeux, le front, les narines et les oreilles grâce aux muscles peauciers, aptes à effectuer des mouvements rapides et innervés par le nerf facial. 15 muscles entrent en jeu dans le sourire, dont le buccinateur, l’occipital, l’orbiculaire, le petit et le grand zygomatique.
 

Pourquoi sourit-on ?

Le sourire est un signal muet de sociabilité : généralement signe d’apaisement, il informe sur l’absence d’agressivité. Pour le naturaliste anglais Charles Darwin (1809-1882), le sourire s’explique par le principe dit « des habitudes utiles » : « dans la joie, on pousse naturellement des cris, le cri exige la bouche ouverte et la bouche ouverte exige à son tour les contractions en question qui se produisent à l’état faible dans le sourire ».
 

Qu’est-ce qu’un sourire ?

Le sourire est l’expression faciale non verbale d’une émotion. Il naît de sentiments positifs comme le plaisir, la gaieté, l’affection, la tendresse, la sympathie, mais aussi négatifs comme l’ironie, le mépris ou la cruauté.
 
Humour, tristesse, bouderie... Les smileys, émoticônes et émojis peuvent tout exprimer dans les mails ou les sms. De l'anglais smiley face (visage content), ces messages des émotions ont un ancêtre lointain : le chiffre 73, instauré dans le code Morse en 1857 pour exprimer l'amour et les baisers. Franklin Loufrani, journaliste à France Soir, a déposé dla marque en 1971. L'émoticône est une petite image pouvant être fixe ou animée, et de manière générale une forme là où elle est possible. Le MoMA a ajouté à sa collection en 2015 les 176 symboles conçus à la fin des années 1990 pour l’opérateur japonais NTT Docomo.
 

D’où vient le mot sourire?

Apparu au Moyen-Age, il vient du latin populaire « sub-ridere » qui signifie prendre une expression rieuse ou ironique. Le mot « sourir » a fait son apparition au XVe siècle. On a écrit un « souris » jusqu’au XIXe siècle. Dans l'édition 2018 du Petit Robert, Alain Rey choisit une citation radieuse de Victor Hugo : "L'automne souriait"
 

Les animaux sourient-ils ?

On trouve un rictus analogue au sourire chez les mammifères. Il indique, chez certaines espèces, un signal de fuite, de frustration ou d’inconfort. Chez d’autres, il indique la soumission ou l’attachement et il est plutôt un indicateur de contacts sociaux favorables. Un dominant apaise ainsi un dominé, un mâle persuade une femelle de se laisser approcher.
 
En 1981, un spot publicitaire pour une marque de dentifrice américaine frappe tous les esprits : un homme s'élance du haut d'une falaise pour récupérer, entre ses dents éclatantes, l'oeillet lancé  dans les eaux par une jeune femme. Le sourire Ultra brite, du nom de ce premier dentifrice blanchissant commercialisé depuis 1968, était né ! Traduction : un sourire étincelant - bright voulant dire  brillant en anglais - à l'image d'une Américaine glamour et conquérante.