guimard be cartoon fragonard

Du 20 au 26 mars 2017, le Musée du sourire participe à la 3e édition de la Museum Week sur Twitter. En 2016, un quizz avait été organisé avec des indices pour trouver un personnage mystère révélé le dernier jour de la semaine. Il s'agissait de la Contesse de Greffulhe. En 2017, une suprise vous attend autour de l'oeuvre de Jean-Honoré Fragonard. Un artiste contemporain à la manoeuvre... Christophe Weber, avec Be Cartoon ! Suivez le Musée du sourire sur Twitter afin d'être alerté du début de l'opération !

Timide, narquois, carnassier, glamour, conquérant… 19 sourires ont été recensés pour le magazine Psychologies. Desquels usez-vous ? Lever de voile sur la plus subtile des expressions humaines.
 
Sur une photo d'identité, on peut sourire avec une bouche fermée, tout en gardant une expression neutre, comme la Joconde... La loi stipule seulement que « le sujet » doit « fixer l’objectif », « adopter une expression neutre » et « avoir la bouche fermée ».
 
Certains sourires n’expriment ni la satisfaction, ni le plaisir. C’est le cas du sourire « amer », provoqué par des goûts ou des pensées désagréables. Il met en jeu les mêmes muscles que le sourire de plaisir à l’exception des zygomatiques. On parle également du sourire « de mépris » qui exprime un sentiment de supériorité et s’accompagne d’un mouvement volontaire de haussement du nez ou du sourire « de défi » où les canines sont mises en évidence.
 
Certains distinguent le sourire « physique » du sourire « moral ». Le sourire physique serait une réaction mécanique due, par exemple, à une excitation légère du goût, de l’odorat ou de la vue. Le sourire moral, plus complexe, se diviserait en deux catégories : le sourire contrôlé « sans plaisir », motivé par les actes de la vie sociale où nous voulons être polis. Le sourire « avec plaisir » ou « vrai », qui accompagne les sentiments positifs. On parle aussi du sourire « commentaire » par lequel nous exprimons notre prise de distance avec le monde qui nous entoure : on peut ainsi, par un sourire, se sortir d’un embarras, sauver la face, montrer sa désapprobation par rapport à une situation, etc
 

Le sourire est-il universel ?

Le sourire appartiendrait aux « universaux humains » ayant résisté aux influences culturelles, comme le rire ou les cris de douleur. On le considère comme inné et génétiquement déterminé puisqu’il apparaît chez des enfants sourds et aveugles de naissance.
 
C’est un acte inné comme la succion. Dans les premières semaines de la vie, le sourire est un signe d’attachement : s’il n’y a pas de réponse aux sourires du nourrisson, leur fréquence diminue jusqu’à devenir nulle. On distingue : -le sourire « réflexe » : dès la naissance, ces mouvements buccaux liés au sommeil font penser à des sourires. Et, le sourire « social non sélectif », vers le 14e jour, déclenché par une personne chez un nourrisson éveillé.
 
Le sourire intervient dans un contexte de rencontre sociale entre deux individus : c’est la lente transformation d’une mimique de soumission craintive -dite « bouche ouverte, dents découvertes »- en expression de non hostilité. Le rire intervient dans un contexte de jeux : c’est la transformation de la mimique faussement agressive - dite « visage détendu, bouche ouverte » - en expression d’amusement. Avec le rire, la respiration devient saccadée, on émet des sons bruyants et des larmes font éventuellement leur apparition. A l’inverse du sourire, la motricité du rire n’est plus volontaire.
 

Comment sourit-on ?

En remontant la bouche, les yeux, le front, les narines et les oreilles grâce aux muscles peauciers, aptes à effectuer des mouvements rapides et innervés par le nerf facial. 15 muscles entrent en jeu dans le sourire, dont le buccinateur, l’occipital, l’orbiculaire, le petit et le grand zygomatique.
 

Pourquoi sourit-on ?

Le sourire est un signal muet de sociabilité : généralement signe d’apaisement, il informe sur l’absence d’agressivité. Pour le naturaliste anglais Charles Darwin (1809-1882), le sourire s’explique par le principe dit « des habitudes utiles » : « dans la joie, on pousse naturellement des cris, le cri exige la bouche ouverte et la bouche ouverte exige à son tour les contractions en question qui se produisent à l’état faible dans le sourire ».
 

Qu’est-ce qu’un sourire ?

Le sourire est l’expression faciale non verbale d’une émotion. Il naît de sentiments positifs comme le plaisir, la gaieté, l’affection, la tendresse, la sympathie, mais aussi négatifs comme l’ironie, le mépris ou la cruauté.
 

D'où viennent les smileys ?

Humour, tristesse, bouderie... Les Smileys peuvent tout exprimer dans les mails ou les sms. De l'anglais smiley face (visage content), ces messages des émotions ont un ancêtre lointain : le chiffre 73, instauré dans le code Morse en 1857 pour exprimer l'amour et les baisers. Franklin Loufrani, journaliste à France Soir, a eu l'idée géniale d'en faire une marque déposée dès 1971. Il aurait dessiné le célèbre visage rond et jaune, symbole de bonne humeur, dans le quotidien pour illustrer une série de bonnes nouvelles.
 

D’où vient le mot sourire ?

Apparu au Moyen-Age, il vient du latin populaire « sub-ridere » qui signifie prendre une expression rieuse ou ironique. Le mot « sourir » a fait son apparition au XVe siècle. On a écrit un « souris » jusqu’au XIXe siècle.
 

Les animaux sourient-ils ?

On trouve un rictus analogue au sourire chez les mammifères. Il indique, chez certaines espèces, un signal de fuite, de frustration ou d’inconfort. Chez d’autres, il indique la soumission ou l’attachement et il est plutôt un indicateur de contacts sociaux favorables. Un dominant apaise ainsi un dominé, un mâle persuade une femelle de se laisser approcher.
 
En 1981, un spot publicitaire pour une marque de dentifrice américaine frappe tous les esprits : un homme s'élance du haut d'une falaise pour récupérer, entre ses dents éclatantes, l'oeillet lancé  dans les eaux par une jeune femme. Le sourire Ultra brite, du nom de ce premier dentifrice blanchissant commercialisé depuis 1968, était né ! Traduction : un sourire étincelant - bright voulant dire  brillant en anglais - à l'image d'une Américaine glamour et conquérante.